à petites gorgées heureuses

à petites gorgées heureuses





Quelle est cette guerre que nous menons, dans l'évidence de notre défaite ? Matin après matin, harassés déjà de toutes ces batailles qui viennent, nous reconduisons l'effroi du quotidien, ce couloir sans fin qui, aux heures dernières, vaudra destin d'avoir été si longtemps arpenté. Oui, mon ange, voici le quotidien : maussade, vide et submergé de peine. les allées de l'enfer n'y sont point étrangères; on y verse un jour d'être resté là trop longtemps. d'un couloir aux allées : alors la chute se fait, sans heurt ni surprise. Chaque jour, nous renouons avec la tristesse du couloir et, pas après pas, exécutons le chemin de notre morne damnation.
Vit-il les allées ? Comment naît-on après avoir chu ? Quelles pupilles neuves sur des yeux calcinés ? Où commence la guerre et où cesse le combat ?

Alors, un camélia.



# Posté le vendredi 09 novembre 2007 15:56

Modifié le vendredi 09 novembre 2007 16:26

Paris je t'aime Faubourg Saint Honoré


Je t'ai montré notre quartier. Mes bars. Mon école. Je t'ai presenté à mes amis, mes parents. J'ai écouté les textes que tu répétais. Tes chants. Tes espoirs. Tes désirs .Ta musique. Tu as ecouté la mienne. Mon italien. Mon allemand. Mes bribes de russe. Je t'ai donné un walkman. Tu m'as offert un oreillé et un jour tu m'as embrassé. Le temps passait. Le temps filait et tout paraissait si facile. Si simple. Libre. Si nouveau et si unique. On allait au cinéma. On allait danser. Faire des courses. On riait. Tu pleurais. On nageait. On fumait. On se rasait. De temps à autre tu criais sans aucune raison et avec raison parfois... Oui avec raison parfois!Je t'accompagnais au conservatoire. Je révisais mes examens. J'écoutais tes exercices de chants. Tes espoirs. Tes désirs. Ta musique. Tu écoutais la mienne. Nous étions proche, si proche, toujours plus proche. Nous allions au cinéma. Nous allions nager. Tu criais avec une raison parfois et parfois sans. Le temps passait. Le temps filait. Je t'accompagnais au conservatoire. Je révisais mes examens.Tu m'écoutais parler italien, allemand, russe, francais. Je revisais mes examens. Tu criais parfois avec raison. Le temps passait.
Sans raison tu criais, sans raison.
Je revisais mes examens, mes examens, mes examens,
le temps passait, tu criais, tu criais, tu criais.
J'allais au cinéma ...
Pardonne moi
[Francine] heureux Arthur ?


# Posté le dimanche 09 septembre 2007 08:32

Modifié le samedi 22 septembre 2007 15:46

La rage au coeur [?]

La rage au coeur [?]
Être sans âge. Aimer

# Posté le samedi 07 juillet 2007 22:34

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 16:03